• Erna Kapps centenaire

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• De chapelle en sanctuaire
Petite butte boisée, le « heilige Bühl », à droite en venant de Dossenheim, s’est endormie depuis longtemps laissant la chapelle St-Marc tomber dans l’oubli. Tel un linceul, des racines enserrent aujourd’hui ces pierres enfouies.
A quelques pas de là, le village, en forme de clé, s’ouvre et s’offre à la visite.
Dès le faubourg, la synagogue désaffectée témoigne d’une présence israélite à Neuwiller. Lointaine époque où y résonnaient les voix des lecteurs de la Thora. L’ancien et premier oratoire de la communauté juive rue du général Leclerc n’existe plus.
Un peu plus loin, dans la cour du Chapitre, les fondations de la chapelle St-Nicolas ont resurgi. Frédéric de Lichtenberg y fit célébrer des messes en mémoire de ses parents enterrés à cet endroit.
Dans l’abbatiale, de remarquables œuvres retiennent l’attention ainsi que la chapelle de la Ste-Vierge, le St-Sépulcre, le reliquaire de St-Adelphe et de Ste-Sabine. Il est aussi intéressant de découvrir deux autres sanctuaires : la chapelle supérieure de St-Sébastien d’abord avec les tapisseries de St-Adelphe, ses beaux vitraux et ses chapiteaux sculptés ; ensuite la belle crypte inférieure et romane de Ste-Catherine. On prétend que certaines personnes seraient sensibles aux ondes qui la traversent.
Ces lieux conçus par d’ingénieux bâtisseurs, forcent toujours l’admiration. Ils invitent au recueillement et au silence. Apaisant intermède avant de retrouver à l’extérieur l’agitation du monde.
A côté de Sts-Pierre-et-Paul, le couvent des Bénédictins avec la salle capitulaire qui se distingue par sa splendeur. Les moines de l’ordre de St-Benoît, bien connus pour le sens du travail minutieux, vouaient leur vie à la méditation et au silence.
Direction la rue des cigognes, vers la lumineuse église St-Adelphe flanquée de ses deux tourelles. Jadis de nombreux pèlerins franchirent sa porte surmontée d’une belle rosace pour se recueillir devant son reliquaire dans l’espérance d’un miracle. L’usure de ses marches témoigne de cette affluence.
De l’autre côté de cette rue subsiste une partie de l’ancien couvent des Franciscains. Les moines de l’ordre de St-François, grands travailleurs, faisaient vœu de pauvreté, d’humilité.
En suivant la ruelle, voici l’enclos du Freihof à l’arrière du parc du château. Ici, plus aucune trace de la chapelle St-Grégoire. Son empreinte repose sans doute encore profondément dans le sol.
Enfin, disséminés dans tous ces édifices, et déplacés pour certains selon l’histoire et les époques, différents autels et chapelles consacrés à d’autres saints dont St-Benoît, St-François, St-Jean-Baptiste, St-Vincent, St-Michel, St-Antoine de Padoue, Ste-Gertrude, Ste-Marie-Madeleine…
Ainsi le village est traversé par un chapelet de divers sanctuaires qui s’égrène au fil des rues. Certains visibles, d’autres évanouis dans la nature, emportent avec eux leurs secrets.
Peut-être que le vent, qui traverse les couloirs du temps, en effleurant nos oreilles, nous révèlera quelques bribes de leurs histoires gravées dans la mémoire des pierres. Il caresse inlassablement ces vieilles bâtisses, s’infiltre en gémissant dans leurs moindres fissures et réveille toutes ces âmes d’antan. Mais la brise coquine se moque de notre curiosité et garde pour elle toute la vérité afin d’en épaissir encore le mystère.

2017 © Catherine Reiss

• Wingert.


Cher Wingert,
Jardin du vin, jardin en étage,
Toi qui surplombes le village,
Te rappelles-tu le temps lointain
Où de part et d’autre de ton chemin,
S’étalaient prés herbeux et jardins,
Régnaient arbres fruitiers, vignes soignées ?
Te souviens-tu, sur les prés fauchés,
Des fêtes de la musique chaque été ?
Pour nos ancêtres coulaient la bière et le vin.
De croustillantes bretzels et saucisses de Strasbourg
Calmaient grandes et petites faims.
Pour la limonade, filles et garçons accouraient.
On riait, bavardait, au lendemain nul ne pensait.

Musique, chants et danses alternaient
Et jusque tard dans la nuit duraient.
Les échos de la fête, portés par les bouffées d’air,
Par-dessus les têtes s’envolaient,
Et se perdaient au milieu du bourg millénaire.
Pour un temps, oublié les soucis :
On s’amusait laissant palpiter la vie.
Cher Wingert,
Jardin du vin, tous les matins
Le soleil d’Est te réveille et diffuse sa chaleur,
Illumine les maisons érigées à présent sur ton sol,
Les jardins cultivés ainsi que les autres,
Livrés aux herbes folles.
Les roses trémières au bord du sentier,
Vignes et houblons sauvages galopant dans tes prés,
Accompagnent agréablement les pas du flâneur.
Tant de générations avant nous y ont cheminé,
Goûtant cette imprenable vue avec bonheur
Sur Neuwiller, la plaine et le Bastberg ensorceleur.

2017 © Catherine Reiss

• Catherine Reiss, nous raconte une balade d'antan.
(Nombreux sont les noms du ban de Neuwiller qui font écho à l'article de J.M. Tafferner dans le livre - Ndlr)

Balade d'Antan
Dans la rosée du matin, le gazouillis de la source St-Adelphe réveille les grenouilles qui coassent dans les fossés du Mattedal. Les cigognes tournoient au-dessus des champs et des clochers. Une biche, oublieuse de l’heure et du danger, passe dans les prés avant de trouver refuge dans les bois du Niederwald.
La nuit vient de rencontrer le jour, la lune s’éclipse lentement. Une brise légère traverse le Kaltor entraînant avec elle les premiers rayons du soleil. Et chaque matin, depuis la nuit des temps, comme une politesse immuable, le Bastberg salue son grand frère le Herrenstein.
Du côté de la route d’Ingwiller, au Fleischmesser, les moustiques et les taons s’en donnent à dard-joie. Une multitude de sauterelles ont élu domicile dans le foin qui sèche. Les herbes folles se balancent au gré du vent. Un peu plus loin, une dizaine de hérons blancs arpentent élégamment les prairies en quête de subsistance.
Le soleil arrive maintenant presque au zénith. Les jardiniers rentrent au village en passant par le Marxtor. Bacchus se réjouit : c’est un temps idéal pour les vignes du Wingert. La cuvée du Jakobswin n’en sera que meilleure ! Les hannetons dans les arbres font le bonheur des garçons et la frayeur des filles.
Les vénérables cloches de l’abbatiale carillonnent : il est déjà midi. Par les fenêtres ouvertes des maisons, d’appétissantes odeurs chatouillent le nez des passants. La promesse d’un bel après-midi rend les gens fébriles. Dans le village, on bichonne maisons, cours et jardins. Mais les belles heures passent vite, très vite, trop vite.
La fin du jour approche. Les derniers promeneurs rentrent de la forêt, descendent la Dell ou la Wissgass, puis franchissent le Buhltor. Le soleil couchant effleure maintenant le Zehntor. On s’attarde encore sur les trottoirs, on discute. Les ombres s’allongent, la nuit tombe.
A vingt-deux heures, la Bürgerglock de l’église St-Adelphe appelle au repos. L’air est plus frais. Une belle journée s’achève. Quelques lucioles scintillent dans la nuit et font rêver les enfants. La lune s’unit aux étoiles et aux croix des clochers dans une communion spirituelle.
L’ombre du Herrenstein grandit et le village, blotti à son pied, s’en remet à sa protection. Bacchus, fatigué, s’endort. C’est alors que les sorcières du Bastberg reprennent leurs balais et la Pierre des Seigneurs admire leurs ballets. Et demain, si Dieu le veut, quand à nouveau il fera jour, la vie renaîtra à Neuwiller au pied du Herrenstein.





• Guy Nicolas,
le président de l'association "Bengele" nous présente les débuts de cette ancienne association Neuwilleroise dans la salle du Chapitre.

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• Jean-Louis Borni, le départ d’un ami

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• Suzanne Masse
, qui vient de décéder à l’âge de 90 ans, a tenu une place très active dans la vie de Neuwiller. Conseillère municipale pendant près de 20 ans, présidente et animatrice de diverses associations de loisirs, elle était dès la fondation de l’association PATRIMOINE un membre actif et très fidèle. Nous tenons à saluer ici sa mémoire et à exprimer notre reconnaissance pour son engagement dans la vie municipale de façon si diversifiée et méritoire.

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• Jean-Pierre Hirsch, historien,
qui avait rédigé l’article « Le patronage de Neuwiller » (dans « Neuwiller-Lès-Saverne au fil du temps") vient de nous faire parvenir deux documents et leur transcription, précédés de quelques mots d’introduction :

« Je viens de retrouver deux photos que j'ai prises il y a des années (2006) dans un dossier d'archives de l'évêché, 1VP 493, la correspondance entre les curés cantonaux et l'évêché concernant les instituteurs catholiques. Nous sommes en 1826, au moment où Mgr Frayssinous est ministre des cultes ; c'est la période où le contrôle des évêchés est le plus strict sur l'enseignement primaire ; cette période s'achève dès 1828.
Le document révèle des aspects intéressants sur le temps scolaire, la vie quotidienne des instituteurs, leur nomination, leur contrat limité à un an, leur fonction dans l'apprentissage du catéchisme : la seule lecture - et l'apprentissage par coeur, le curé se réservant l'explication théologique. »



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• La cérémonie d’hommage à Heiner Kröher à Pirmasens (“Trauer- und Gedenkfeier”) a rassemblé des centaines de proches, d’amis et de connaissances. Nous étions, Jeannette et moi, les seuls venus d’ailleurs. Discours, chansons enregistrées et d’autres interprétées live par des amis chanteurs et “Liedermacher”, ont évoqué la flamboyante personnalité de Heiner, les innombrables facettes de son talent et de ses engagements (“die Heimat und die weite Welt”, comme disait un intervenant), aussi sa présence à Neuwiller, la reconnaissance qu’avaient valu aux deux frères leur inlassable activité culturelle, récompensée par des décorations attribuées par deux présidents fédéraux successifs .De tout cela Heiner ne se vantait pas et suivait son bonhomme de chemin, fraternel, dynamique, entreprenant... Nous aurons d’autres occasions pour évoquer sa vie et sa présence.
(Pierre Boulay)

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• Heiner Kröher
nous a quittés
Présent dans les rangs de l’association dès ses débuts en 1995, Heiner Kröher était de toutes les parties : en promenade dans les jardins et parcs de Neuwiller, à la découverte de l’histoire du chemin de fer ou du vignoble, ou en concert avec son frère jumeau pour rendre hommage à Roland Schaeffer après de longues années au service de la commune. Il a plus d’une fois animé les soirées et repas  par des chansons accompagnées à la guitare, jamais avare de ses propres compositions ou de chants venus du monde entier, dont il avait assuré l’édition. Neuwiller était devenu son lieu de prédilection en Alsace, il en avait été fait citoyen d’honneur après avoir contribué généreusement à la restauration de la fontaine dans la cour du Chapitre. Autant de raisons d’évoquer sa mémoire avec émotion et reconnaissance.

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• Godwin Hoffmann
(Pierre Boulay)
Près de deux ans après le décès de Godwin Hoffmann, l’essentiel de son oeuvre est conservé à Neuwiller dans son ancien atelier et dans plusieurs pièces de sa maison d’habitation. Une partie en est exposée sous le titre de « JEU(X) » du 5 au 27 juin 2015 (vendredis et samedis de 14 à 18h) :

Hôtel de Ville, salle Conrath
9, rue Brûlée
STRASBOURG
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• Marie-Christine Neveux,

Dont les ancêtres Beck sont originaires de Neuwiller, nous envoie régulièrement des informations. Elle est en train d’établir un arbre généalogique de sa famille neuwilleroise et vient de nous faire parvenir quelques questions accompagnées d’une carte postale représentant l’ancien restaurant de la ‘Montagne Verte" dont un exemplaire différent figure déjà dans cette rubrique.

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• Roland Schaeffer

L'association PATRIMOINE a été créée en automne 1994, il y a 20 ans exactement. Pendant toutes ces ces années, Roland Schaeffer a été d'une présence de tous les instants, à la fois comme membre de l'association et, surtout, comme maire de la commune. Germaine, son épouse, a fait partie de l'équipe fondatrice et a, pendant de longues années, tenu avec sérieux et compétence, le rôle de trésorière.

Dès les premiers pas de l'association, Roland Schaeffer nous a accompagnés dans les démarches et l'apprentissage de la communication, en particulier en nous ouvrant, comme aux autres associations, les pages du bulletin municipal et en nous donnant accès à la photocopieuse.

Il a accédé avec plaisir à notre demande de pouvoir disposer du local au-dessus de la salle du Chapitre, la remise des clés a eu lieu en septembre 1999.

Cette même année il nous a encouragés à ouvrir une permanence d'été à la salle du Chapitre qui venait d'être rénovée. Cette permanence, désormais connue sous l'appellation de Point d'Accueil Touristique Saisonnier est soutenue par la communauté de communes, est devenue une institution et rend de grands services aux habitants et aux touristes.

L'association a été sensibilisée au sort des vieilles pierres tombales, en particulier celles en grès. Nous sommes allés, avec Roland Schaeffer, visiter plusieurs cimetières des environs qui avaient décidé de les conserver et de les replacer le long des murs, il a pris à coeur d'en faire autant à Neuwiller.

De même, l'équipe municipale, sous sa direction, nous a considérablement soutenus dans l'achat de chaises pour le local et la location, en 2001, du film "En passant par Neuwiller..." (FR3, 1972) qui a été vu par plusieurs centaines de spectateurs.

Il a, par ailleurs, participé à diverses sorties, fêtes et à des Stammtisch organisés par PATRIMOINE, y compris après l'époque de son mandat municipal. Lors de la sortie du livre, il a exprimé le regret de ne pas y trouver assez de traces de toute les actions de la commune entreprises ces dernières décennies. Sa critique légitime a été entendue et, prise en compte par l'ouverture d'une rubrique sur le site
www.patrimone-neuwiller.fr, "Le livre, les petits plus, édition verte".

Cette énumération montre bien la place essentielle qu'il a tenue dans la vie associative, en général, et dans celle de l'association PATRIMOINE en particulier. Nous ne saurions l'oublier et disons, à la fois notre reconnaissance et, à sa grande et belle famille unie, toute notre sympathie.

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• Bernard Humbert
Originaire de Neuwiller, Bernard était passé en septembre à la salle du Chapitre et nous avait promis d’envoyer quelques photos. Promesse tenue.
Par ailleurs l’un de ses envois figure sur
Patriblog et invite à répondre à une question

Il suffit de cliquer sur les documents pour les afficher en grand

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• Les amis de Godwin

De nombreux amis et proches de Godwin Hoffmann sont venus à Neuwiller samedi 22 septembre 2013  pour une rétrospective de ses oeuvres mise en place par ses enfants dans son atelier et dans son ancien lieu d'habitation. Plusieurs hommages lui ont été rendus en français et en allemand, et la musique n'en était pas absente, en effet,  Godwin lui-même était saxophoniste et fan de jazz.

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• La salle du Chapitre
L’association PATRIMOINE a tenu une permanence dimanche 15 septembre dans l’après-midi. Le thème retenu cette année pour les journées du patrimoine était “100 ans de protection”. Les permanents de l’association ont accueilli une bonne cinquantaine de visiteurs et leur ont présenté la salle du Chapitre comme exemple intéressant de restauration récente (dans les années 1990) d’un monument de style roman tardif, avec le souci, à la fois de respecter l’esprit du lieu et,  en y imprimant une marque moderne, de laisser une trace visible de cette opération de restauration. Parmi les visiteurs, Bernard Humbert, originaire de Neuwiller, est venu témoigner de sa connaissance du lieu dans les années 1960 où ce dernier était utilisé comme salle de gymnastique. Il a, par ailleurs,  proposé de communiquer à l’association une série de photos relatives à Neuwiller lors de sa prochaine visite.

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• Retour au village natal
En cours d'été, Micheline (à gauche de la photo)et Marcel Roos, qui ont fourni un assez grand nombre de documents publiés dans le livre, sont revenus (depuis Istres) dans leur village natal et ont été accueillis par les permanents de PATRIMOINE (au centre de la photo) dans cette salle du Chapitre qu'ils avaient connue dans leur enfance dans un état moins reluisant.

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• Un cinéaste parmi les membres
Michel Clauss, réalisateur de longs métrages, est le plus jeune membre de l’association et de surcroit très actif au sein du comité. Son dernier long métrage "Affaire personnelle" a été projeté récemment dans les salles obscures du cinéma Cubic à Saverne.
Cette soirée a été un véritable succès qui l’encourage, ainsi que toute son équipe, à continuer à sillonner les chemins sans limites des arts cinématographiques.
Vraiment un jeune talent à suivre de près…

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• Godwin Hoffmann s’en est allé

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L'artiste plasticien Godwin Hoffmann qui vient de décéder a longtemps vécu et créé à Neuwiller. La page 151 du livre de Neuwiller-lès-Saverne fait référence à son travail.

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• Théâtre de rue
A deux reprises des comédiens du théâtre du Marché-aux-Grains ont annoncé de façon plutôt originale la prochaine ouverture du Musée du Pays de Hanau (29 juin) et les manifestations théâtrales au château de Lichtenberg en juillet (voir http://news.theatre- lichtenberg.com).
Pierre Diependaële et Louis Ziegler devant l’abbatiale le 18 mai avant la visite nocturne (Nuit des musées)
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et près de l’église Saint-Adelphe, avec quelques comédiens pour la “parade” à l’occasion du concert “Vini vinoque amor” du 16 juin.
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• Gérard Freyss de Saverne nous écrit:
“Avant de partir en vacances je tenais encore à vous remercier pour votre mail du 20/05/2013 qui m’a permis de constater que vous apportez beaucoup d’attention à l’accueil des nouveaux membres.
En ce qui concerne la soirée du 18 mai 2013, je me permets de vous informer qu’avec mon épouse j’avais invité un couple d’amis auquel j’avais offert l’année précédente un exemplaire du livre sur Neuwiller que j’avais commandé par mégarde en double.
Après un passage au restaurant du Herrenstein nous nous sommes rendus à l’heure prévue à la salle du Chapitre pour assister à la visite des lieux et pour écouter les explications remarquables des guides.
A 23 heures nous avons pris le chemin du retour et mon petit groupe a constaté à l’unanimité que nous venions de passer une belle soirée, culturellement très enrichissante”.

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• St Adelphe, de l’histoire à la légende
Dans la “Vita Sancti Adelphi” (voir le livre pages 30 à 36) quelques passages se situent indiscutablement dans le champ de l’histoire, ainsi tout le dernier chapitre (XVII), grâce à des indications datées (1197), imprécises, mais vérifiables, situe l’action réelle et supposée (l’historique et le légendaire) ainsi:
« 
En effet, à l’époque où Henri régnait sur l’empire romain,…naquit entre un frère de l’empereur,… Othon et Conrad, un évêque d’Argentoratum un conflit sans concession. Dans ce combat, le comte Othon réunit une multitude de soldats et il se hâta de se diriger contre le frère de l’évêque de Hunebourg… » c’est dans ce même chapitre que le profanateur du tombeau de St Adelphe se mord la main « à la manière d’un chien rongeant un os », sombre dans la folie et meurt le lendemain, à la suite de quoi le comte Othon fait pénitence.

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« 
L’année suivante arriva l’armée des Suèves (=Souabes) qui détruisirent les lieux saints tout à l’entour, mais personne ne s’approcha du monastère du saint, ni du reliquaire… » (chapitre XXVII).

L’article de Bernard Vogler dans les DNA du 15 mai 2013 replace ces épisodes dans leur contexte historique.

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• L’"adelphité", qu’est-ce à dire?

L’historienne et féministe Florence Montreynaud propose une réflexion sur ce mot (Témoignage Chrétien, 25 avril 2013).

Entre fraternité et sororité, l’adelphité, un sentiment qui s’invente entre des femmes et des hommes libres et égaux.
“... Le grec (adelphos, adelphé) et l’espagnol (hermano, hermana) sont les seules langues occidentales dans lesquelles le radical est commun. J’ai choisi le grec pour proposer le mot “adelphité”. .... L’adelphité est un état d’esprit et un état d’âme, où il entre de la sympathie, de la bienveillance, de la solidarité, avec une dimension spirituelle, un élan vers l’autre. Des trois idéaux de la devise républicaine, la liberté est nécessaire pour inventer, et l’égalité indispensable pour assurer le respect mutuel, tandis que l’adelphité ou le plaisir d’être ensemble en confiance stimule la créativité...”

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Tapisserie, début XVIè siècle, Neuwiller-lès-Saverne

Femmes et hommes, jeunes et vieux, laïcs et clercs, noirs et blancs, juifs et chrétiens, petits et grands de ce monde, pas encore tous “libres et égaux”, réunis autour de saint Adelphe, tous ensemble en route sur la voie commune de l’"adelphité"

(Voir le livre, pages 30 à 36)


• Des trésors cachés en l’abbatiale

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• Itinéraire culturel carolingien

Voici quelques mois, PATRIMOINE a été avisé par la commune de Neuwiller de l’ouverture possible d’un Itinéraire culturel carolingien dont Neuwiller pourrait faire partie. Des échanges de courriers avec la personne chargée de mettre en route cette opération, Julien Pondevie, Musée de l'Ancienne abbaye de Landévennec (29560) ont permis de comprendre que nous avons de bonnes raisons de nous y intéresser. C’est en fait une opération du Conseil de l’Europe (voir ci-dessous “itinéraires culturels du Conseil de l’Europe) pour “assurer la prise de conscience collective des hauts lieux culturels de l'Europe et de leur incorporation dans la civilisation des loisirs ».
A Neuwiller, la période carolingienne (mi-8e au 10e siècle) est illustrée par la construction de la “confessio”
de l’abbatiale, ensuite prolongée par la chapelle Sainte-Catherine, par des restes de décors conservés et, représenté sur la tapisserie, par le transfert des reliques de saint Adelphe à Neuwiller grâce à Drogon (801-855), évêque de Metz et fils naturel de Charlemagne (le plus illustre des rois de cette lignée). Le dossier ”itinéraire culturel carolingien est en cours de finalisation et aboutira à la prochaine attribution du “label” par le Conseil de l’Europe, officialisant cette création.
Il faudra donc prévoir une mise en valeur de cette partie du patrimoine qui est, par ailleurs, bien connue et intégrée dans les visites guidées.

(Voir aussi Neuwiller-lès-Saverne au fil du temps, pages 10, 12 et 30.)


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Le transfert des reliques gon nuwiler in die statt

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La confessio et la chapelle Sainte-Catherine


Les Itinéraires culturels du Conseil de l’Europe sont actuellement au nombre de 26. Dans cet ensemble Neuwiller peut être concerné par :

le plus ancien (Les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, 1987), ne fût ce que par la présence de pèlerins sur la tapisserie avec couvre-chef, insigne et bourdon (bâton)

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Couvre-chef, insigne et bourdon

l’itinéraire européen du patrimoine juif (2005), illustré à Neuwiller par l’ancienne synagogue, des maisons, deux cimetières et des mémoires familiales

Inscription hébraïque
Inscription hébraïque sur le mur d’enceinte


• Des habitants de Neuwiller émigrent au Canada

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• Bernard Vogler parle des EUL à Neuwiller:

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• Anny Schneider herboriste nomade assumée, Montréal, Québec , Canada 
http://www.annyschneider.com

J'ai été enchantée l'automne passé, de revoir Neuwiller, le si  superbe village de mon enfance. 
Que de souvenirs dans ces rues , derrière ces murs et les sentiers de nos si belles forêts proches !

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C'est toujours un grand bonheur de m'y promener et j'y ai gardé quelques liens de coeur et connaissances et y suis toujours bien accueillie, entre autres par mes chers camarades de classe qui m'ont reçue, il y a quatre  ans déjà, comme une petite soeur  perdue et retrouvée .

Outre mon frère Roland, lui aussi expatrié en Allemagne depuis 40 ans et plus, je n'y ai plus aucune famille,  mais tellement de souvenirs encore si vivaces!
Je rêve même  régulièrement de Neuwiller,  sachant que c'est dans la petite enfance que s'imprègnent le plus profondément les évènements, émotions et  perceptions de tout ordre. Ainsi parce que jadis  feu mon papa Tony l'escargot, (de Schnake Doni),  m'ayant si souvent amené dans les bois, que  j'en ai fait un métier, celui de reconnaître les plantes et de les étudier pour leurs vertus, où que je sois.

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 De maman Erna , par sa vieille lignée paysanne,  j'ai gardé le sens de l'importance de l'agriculture saine et  diversifiée pour bien se nourrir de nos élevages et terres mitoyennes et  ce en toutes saisons. De ma culture protestante et de la fréquentation assidue du Pasteur Kempf et sa belle famille, j'ai gardé la révérence pour les belles églises, des gens de foi sincère et la grande musique .

Et bien sûr mes chers amis d'alors, toujours revus avec émotion: Betty Husser, Marlène Bauer, Jacques Israël, Ernest  Beck ... 

Je reste en lien  avec Sylvie Bastian que je revois  à chacun de mes séjours , et surtout  Viviane Muller ( et sa gentille maman Denise), qui va revenir me visiter pour la troisième fois avec sa famille proche, sous peu dans mon ( si froid  l'hiver ) mais tout argenté  Québec d'adoption .

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J e m'en voudrais d'oublier ceci: le livre sur notre village  que vous avez produit est  un bijou de beauté, de rigueur et précision, pas étonnant que d'autres villages en désirent un similaire. Bien sur,  je suis fière d'y figurer comme la dernière ¨` expatte¨ renommée et vous en remercie.

Pour l'instant,  en cette fin janvier 2013, je travaille à mon 5 ème livre,  plus personnel cette fois-ci et j'y mentionnerai d'ailleurs Neuwiller, écrin vert du début de mon existence..

Je vis désormais mais provisoirement à Montréal,  pour me rapprocher de mes sujets de recherche et source de revenus et  surtout de mes chers enfants comédiens. Je prépare un autre voyage au Mexique et pour le retour des conférences et  cours d'herboristerie qui me font vivre depuis maintenant 33 ans.


Je salue cordialement les habitants du village qui m'ont connue, et  aussi tous les nouveaux arrivés et leur descendants qui garderont à jamais Neuwiller bien vivant! 

Sachez apprécier et  préserver la beauté de votre environnement et  la chaleur de votre communauté, à entretenir au quotidien!

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• Norbert Kauffmann
a été un membre enthousiaste et efficace dès les premières heures de PATRIMOINE en 1995. Il a régulièrement apporté sa contribution à la vie de l'association par des visites guidées de l'abbatiale, par l'organisation de manifestations diverses, par des causeries relatives à l'histoire paroissiale et, plus récemment, par trois articles de l'ouvrage "Neuwiller-lès-Saverne au fil du temps…" liés à ce qui était devenu l'une de ses passions raisonnées, la généalogie. Sa disparition, qui nous remplit de tristesse,  est pour nous  une grande perte. La cérémonie religieuse qui a eu lieu samedi 1 décembre à l'abbatiale Saints-Pierre-et-Paul qu’il aimait tant a rassemblé plusieurs centaines de personnes autour des membres proches de sa famille.


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• Madeleine Gimmler
(Berkeley, Californie) a lu le livre, regardé les photos et les reproductions diverses, et évoqué à sa façon (une aquarelle) Neuwiller qu'elle connaît bien.

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• Alain Morley, auteur de nombreux alsatiques (DNA, COPRUR etc), président national anciens Eclaireurs Unionistes de France.

Une absence remarquée
Je viens de lire l’ouvrage sur le bourg de Neuwiller-lès-Saverne... Bien, mais... Dans cette commune du Pays de Hanau, il y a une belle saga absente;...celle dans les années 40-50 du groupe local des Eclaireurs Unionistes de France, rattaché au célèbre district des châteaux: Saverne I-II, Pfaffenhoffen, Bouxwiller, Ingwiller, Wasselonne, Monswiller, Traenheim, dirigé par Emile Haemmerlin (le célèbre fabricant de brouettes mondialement connu).
Neuwiller ne fut donc pas que le fief des EUL... les EUF, mouvement protestant du Scoutisme Français (1er groupe en Alsace à Huningue, 68, en 1910...) vient donc de fêter ses 100 ans.
Les EUF, c’est aussi le mouvement le pus rural en ce qui concerne le scoutisme, ceci explique cela. Dans cette contrée au pied des Vosges du Nord le catholicisme est minoritaire, tout comme en Alsace bossue de l’autre côté des forêts de La Petite Pierre.


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Marcel Roos, d'Istres (13800), natif de Neuwiller a envoyé la photo "Cercle Adelpha, 1948" jointe, légendée. Voir aussi page 130 dans le livre. Toutes les suggestions d'identités reconnues sont les bienvenues.

Sans titre1


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1 Abbé..., 3 Adelphe Lambert, 4 J. Marie Herbst, 5 Eugène Vetter, 6 Pierre Roos, 7 Eugène Durrmann, 11 Marcel Roos, 12 André Martin, 13 René Grosstephan, 14 Pierre Troestler, 15 Fernand Roos, 16 Charles Martin, 17 Victor Ganster 18 Victor Gerold 19 Gérard Ritter 20 André Sollinger 21 Alex Schrepfer, 22 Raymond Ritter, 23 Albert Herbst, 24 Raymond Roos, 25 Joseph Gimbel, 26 Georges Demand , 27 Charles Becker, 28 Fernand Decker, président 29 Antoine Kister, 32 ... Klotz,


• Françoise Singer Gelbart : souvenirs des années 1950 d’une petite fille en vacances chez ses grands-parents...

"... J’habitais à Erstein, mais j’allais régulièrement en vacances chez mes grands-parents Jacques et Jeanne Behr à Bouxwiller. Je garde un souvenir ému de cette période de ma petite enfance. Une belle douceur de vivre émanait principalement de ma grand-mère, et je revois ses magnifiques yeux bleus azur, pleins de générosité. Ma petite soeur Brigitte était du voyage.
Nous allions régulièrement de Bouxwiller à Neuwiller. Nous prenions le train vers 13h, le trajet était rapide. La gare de Neuwiller était éloignée du village et nous réalisions le parcours à pied.
Arrivés à Neuwiller, nous nous installions dans la maison de mon grand-père (NB: 7, rue Leclerc). En face de la maison il y avait une épicerie. Régulièrement notre grand-maman chérie nous offrait des douceurs, pain d’épice, chocolat. Nous faisions une promenade dans le village, allions jouer sur la place derrière la maison.
Le rituel était immuable. Quel beau souvenir, ces vacances dans ce petit village alsacien..."

Chapitre neige

• Marie-Christine Neveux
, descendante de la famille Beck, a découvert en septembre 2011 la maison familiale, qui a  longtemps servi de restaurant ("A la montagne verte") et nous a fait parvenir une carte postale ancienne adressée à sa grand-mère et une photo faite le jour de sa visite.


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